Merci

Merci
à Angélique pour ses jolies jambes
à ShrallSeb pour la photo

mardi 31 mars 2015

En route!

Mi-février, j'avais rendez-vous à la Clinique du Poids Idéal (CPI) pour le résultat de mon test du sommeil.
Verdict : je fais de légères apnées du sommeil. Mais la nutritioniste a décidé que c'était suffisant pour donner son accord pour l'opération.

En fait, chez moi tout est modéré: Syndrôme d'Apnée du Sommeil (SAS) léger, BMI 34 (il faut 40), pré-diabète... Pour bien faire je devrais peser 10 kilos de plus, être diabétique et ronfler comme une tronçonneuse!
Mais la nutritioniste a aussi établi que je souffre d'une obésité réfractaire (aucun régime ne parvient et ne parviendra plus à me faire maigrir) et ça c'est important.

Donc voilà, bonne pour l'opération!

La nutritioniste m'a remis un petit livret qui explique l'opération, ce que je dois changer dans mon alimentation avant et ce qui va changer après. Cela devrait m'aider à me faire une meilleure idée de ce que sera ma vie après, outre peser 40kg de moins et de pouvoir mettre mon jeans dans mes bottes!

L'étape suivante a consisté en plusieurs examens pré-opératoires : prise de sang, urines de 24h, échographie de l'abdomen ainsi qu'une visite chez la psy et chez le chirurgien.

Je serai opérée par le professeur Dapri. Un petit tour sur le web m'a renseignée quant à ses compétences et son expérience. Me voilà rassurée! D'autant plus que tous les résultats des examens pré-op sont bons, je suis en bonne santé pour me faire opérer, ce qui réduit considérablement les risques de complications.

Après consultation des agendas, le Prof Dapri a fixé la date de mon opération au mardi 5 mai 2015.

Je devrai rester 3 jours à l'hôpital et ensuite environ 3 semaines à la maison. La séquelle la plus lourde de l'opération est une énorme fatigue. Point de vue alimentation, je recommencerai à manger solide environ 1 mois après l'opération. Et c'est 3 mois sans alcool !

Moralement je suis aussi contente et impatiente qu'angoissée et stressée.
Ce qui m'angoisse le plus ce sont les 3 jours à l'hôpital sans ma poupée chérie (entendez ma fille d'amouououour). Même si mon mari a promis-juré-craché de prendre congé cette semaine-là pour venir me voir tous les jours avec elle, rien n'y fait, l'idée d'être seule et abandonnée dans un hôpital me terrorise. 

Le déclic

J'en étais donc là, à me demander que faire.

Sainte Albine aidez-moi! J'ai besoin d'aide!

Un mercredi midi, alors que je papotais avec une maman sur le parking de l'école de ma fille, cette dernière me demanda si je n'avais jamais envisagé une opération. Pas un bypass, mais pourquoi pas une liposuscion? Cela provoquerait peut-être le déclic tant attendu?
Ni une ni deux, j'en parlai à ma nutritioniste lors de ma visite mensuelle.

Celle-ci m'expliqua qu'une opération esthétique ne m'aiderait pas mais que nous pourrions envisager une opération de chirurgie bariatrique. L'un des critères étant d'avoir tout essayé et de se trouver dans une impasse. Par chance ma nutritioniste connait très bien la nutritioniste de la Clinique du Poids Idéal à Bruxelles, et c'est ainsi que tout a commencé.

J'ai rencontré le Dr Rolland début décembre, elle m'a promis de m'aider, et, jusqu'à présent, elle a tenu parole. Comme mon BMI est limite pour l'opération, j'ai dû passer un test de polysomnographie (communément appelé "test du sommeil") pour voir si je ne fais pas d'apnée du sommeil (un des critères décisif pour donner accès à la chirurgie bariatrique).

Et c'est ainsi que début février je me suis retrouvée un dimanche soir au CHU Saint Pierre pour mon test du sommeil.
Disons-le franco : ça s'est super mal passé! J'ai d'abord dû patienter 3h dans la salle d'attente des urgences (un dimanche soir, à Bruxelles, je vous laisse imaginer l'ambiance...) puis 2h dans ma chambre avant d'être "branchée" comme ils disent. Pendant tout ce temps, ni TV, ni wifi, ni même réseau 3G pour me divertir. J'arrivais de temps à autre, péniblement, à envoyer un sms à mon mari. Comme on m'avait annoncé que j'aurais la TV et internet, je n'avais emporté qu'un seul magazine, qui a été vite lu!

Une fois branchée, j'ai dormi 3 heures avec une dizaine d'électrodes collées sur le visage, derrière les oreilles et dans les cheveux. C'est vraiment désagréable, et celles derrière les oreilles et le crâne faisaient particulièrement mal.
Au petit matin je me suis empressée d'appeler l'infirmière pour qu'elle vienne retirer tout ça et je suis vite partie.
Je suis rentrée épuisée, crevée et (donc?) déprimée à la maison. Je n'avais plus qu'une seule envie : tout arrêter et envoyer balader cette histoire d'opération.

Heureusement, j'ai longuement discuté avec mon mari et mes amies et tous m'ont convaincue de continuer l'aventure.



mercredi 25 mars 2015

Rendez-moi mon corps!

Je n'ai jamais été filiforme, ça non. Mais bien, juste normale, avec les habituels 3 kilos en trop que toutes les filles rêvent de perdre.

Et puis il y a eu un petit habitant dans mon bidon, une adorable poupée qui m'a laissé un coussin, que dis-je, un édredon!, collé sur l'abdomen, souvenir des 9 mois passés l'une dans l'autre.

C'était il y a 7 ans.
Il y a 7 ans, je pleurais à chaque visite chez la gynéco qui me disait "Mais, madame Albine, il faut arrêter de grossir ainsi! Arrêtez de manger! Va falloir allaiter pour arriver à perdre tout ça!"
Ben tiens, madame Albine, elle s'est acharnée, a réclamé le menu régime dès le jour de l'accouchement, a allaité en hurlant de douleur, a repris le sport rapidos, mais rien, pas un seul de ces horribles kilos ne voulait s'en aller.
+30kg : voilà ce qu'affichait inlassablement la balance.

Après, j'ai tout essayé. Quand je dis tout, c'est vraiment TOUT. Sauf la soupe aux choux, parce que bon, j'ai mes limites quand même.
Des heures passées en réunion Weight Watchers ( WW pour les intimes);
Des milliers d'euros donnés à des diététiciennes, nutritionistes, médecins;
Des dizaines de médicaments, tisanes, poudres de perlimpinpin;
Des heures de fitness, des kilomètres de longueurs de piscine;
Des centaines de massages, drainages, séances d'endermologie;
Les crèmes qui brûlent, les chaussures magiques, les gaines miracles;
...
Tout.
Mais rien ne marchait. Aucun résultat. Cette satanée balance s'était alliée avec ces kilos de malheur.
Rendez-moi mon corps!!!

Oscillant entre périodes d'espoir et d'abattement, je ne me reconnaissais plus. Qui est cette grosse dondon dans le miroir? Certainement pas moi!

Alors, pour ne plus être confrontée à ce corps qui n'était plus mien, j'ai décidé de ne plus le regarder.
Le miroir? Uniquement pour me maquiller et me coiffer.
Les photos? Uniquement sous contrôle judiciaire (le mien!) : de profil, et rien que le visage. Ou alors avec ma fille devant moi. Ou derrière une copine, la tête posée sur son épaule.
Facebook, Linkedin? Une photo "d'avant", de toute façon moi je n'ai pas changé, n'est-ce pas?
(Ce blog étant la narration de mon aventure, j'ai pris sur moi et décidé de poster une photo de profil actuelle. Admirez la prise de risque!)

Parfois je lisais des articles sur la chirurgie bariatrique. Sans me sentir concernée. Car la chirurgie bariatrique c'est quand même pour les TRES gros, non? Et puis moi, je n'en suis pas là, je suis juste prisonnière d'un corps qui n'est pas le mien.

Mais que faire alors?